Véritablement né avec Superman, les super héros ont presque un demi siècle. En effet la première apparition de l' E.T en collants bleus date de 1938 (Action comics). Doté de super pouvoir il est le premier du genre. Il a bien vite conquis le coeur de nombre d'américains avec un million d'exemplaires vendu dès le deuxième numéro.

Long long time ago : the beginning of a succes story

Jerry Siegel, le scénariste du comics, posait les bases de la réussite et d'un nouveau genre: le comics. Clark Kent, homme hors du commun et pour cause: il n'est pas vraiment humain, s'est imposé avec les premiers fondements, règles du super héros tel que nous le connaissons. Il a déjà : une double identité, des pouvoirs exceptionnels, des ennemis (à sa mesure), un repaire secret et, une petite amie curieuse-attachante, le dilemme impossible entre un héros qui sert sa nation et une relation amoureuse qui le consume. C'était pas mal et très novateur pour l'époque mais il semblait quand même manquer quelque chose: on ne connaissait pas assez bien le héros, le scénariste lui a, bien sûr, imaginé un passé mais ... cela apparaissait toujours bancale, l'idée étant trop centrée, toujours la même.. Et pour cause, à cette époque le ou les dessinateurs n'avai(en)t pas le droit au chapitre et s'exécutai(en)t tel des machines à dessiner. Ainsi, dès 1958 le genre était terni, les héros pales et prévisibles: l'engouement était passé!

Dans cette atmosphère difficile est arrivé celui qui se veut le maître du genre : Stan Lee et moins connu mais tout aussi valable : Kirby. Le duo dotent les super héros de ce qui leur faisaient cruellement défaut: des défauts (sans vouloir me répéter) humains. Ainsi chaque jeune peut s'identifier au héros de son choix. En outre, Stan Lee a eu l'idée de laisser une part de travail au dessinateur: celui c-ci n'étant plus cantonné au rôle d'exécutant mais il peut désormais interpréter à sa manière le scénario ce qui donne une dimension supplémentaire au comics. Le premier super héros à être vraiment "humain" fut Spider Man. C'est d'ailleurs lui qui a consacré Stan Lee. Ce héros souffre. Outre ses problèmes de justicier, c'est un adolescent dépassé par son pouvoir, il perd son oncle, n'a pas assez d'argent pour soigner sa tante, doit déclarer sa flamme à M-J, tuer le père de son meilleur ami, puis combattre le sus nommé meilleur ami Harry ... Toutes ces difficultés ont fait de lui le préféré des américains.

Hollywood Strike back

Ainsi, bon nombre de ces super héros sont devenus de véritables emblèmes de l'Amérique ou sont né comme tel (ex: Captain America). Il paraissait donc impossible qu'Hollywood ne s'empara pas de ce marché somme toute porteur. Premier né sous forme papier, Superman sera aussi le premier à être adapté au cinéma. En 1978 sort un film, Superman premier du nom, avec dans le rôle principal Christopher Reeve. Le succès est immense : une recette de 134 millions de dollars. S'en suivent évidement Superman 2 et 3 loin d'être aussi bon que le premier.

Puis vint Tim Burton qui en 1989 nous offra un riche héros (pas vraiment super héros) nommé Batman. Il rapportera 500 millions de dollars. Une suite est immédiatement entamée: Batman, le défi est de nouveau un succès en 1992. Dans son sillage arrivent The Punisher (1989),Captain America (1992), The shadow (1994), Batman Forever (1994) qui ne rencontre pas le succès escompté et pour cause: la réalisation et le scénario ont absolument tout à envier aux comics. Puis le début des effets spéciaux n'arrangeant en rien la qualité des film, deux nouvelles adaptations de comics sont proposées la même année 1997: Spawn et Batman et Robin. Enfin dans un autre genre plus dérisoire, mais néanmoins bon : les Mystery men.

S.H ch. Réalisateur et Scénario potable: the return of the succes

Puis vint l'âge « béni », une ère nouvelle où enfin le super héros est incarné à sa valeur. Tout d'abord Blade arrive pour sauver l'humanité des griffes des vampires. C'est un grand succès, les méthodes de réalisation modernes permettent enfin des mouvements fluides, des images des synthèses "réalistes", des héros puissants et aériens. Dans la foulée arrivent X-men premier du nom et Spider-Man qui rapporteront respectivement 295 et 806 millions de dollars. Enfin, Daredevil a lui engrangé 42 millions et a effectué le deuxième meilleur démarrage de film pour un moi de février depuis Hannibal. On attend bien évidement The Hulk pour le 20 juin 2003 au US peut-être une sortie mondiale sait-on jamais? Ça se fait pas mal en ce moment! ;-)

Maintenant que je vous ai fait une petite rétrospective sur le genre du comics, je vous propose une critique du film X-men 2 sortie le 30 avril au cinéma.

X-men 2 Re-evolution

Rumeurs, bande annonce vague et alléchante... Voici venu le second opus de la célèbrissime adaptation du comics. Sortir ce film à quinze jour de la sortie de Matrix 2 était risqué. Les producteur, réalisateur... devaient être vraiment sûr de la qualité de leur réalisation pour la confronter à ce futur monstre du cinéma tant attendu. Le pari était risqué mais je peux vous certifier que le jeu en valait la chandelle.

Dans la parfaite continuité du premier, X-men 2 est avant tout un film d'action. On passe d'un combat à un autre, rare sont les moments de calme... mais ils sont suffisement bien dosé pour en faire un film plus rapide que le premier sans pour autant qu'on se lassa ou que l'on soit éprouvé par tant de violence. Cependant, je tiens à faire remarquer que malgré la dépense d'énergie déployé dans ce film, des scènes d'action... il reste toujours à l'esprit que c'est avant tout la pays qui est mise en avant. Ce qui est assez positif dans le contexte actuel.

Point de vu scénario ? Ben... c'est la suite. Pas mal construite, cette fois ci ce sont les humains qui attaquent les mutants (je ne vais bien sûr pas vous couper toutes les surprises du film). A cause des nombreux combats dont j'ai fais mention précédemment, l'histoire générale n'avance pas beaucoup. Tout tourne encore une fois autour de Wolverine toujours à la recherche de son passé perdu. On n'a, et je le déplore, bien sûr plus la petite gué guerre entre Logan et Scot qui apportait une petite touche humoristique. C'est en effet l'humour qui fait totalement défaut ici,mais si les X-men étaient drôle cela se saurait. On peut donc considérer cela comme un souci fidélité par rapport à l'oeuvre originale !

Ainsi, je trouve ce film bon, si vous hésitiez encore de peur d'être déçu par rapport au premier vous avez tort, certes un est plus bourrin, moins dans la dentelle mais il est bien et on retrouve bien l'ambiance du comics. Je ne regretterai qu'une chose, c'est que Cyclope soit tant mis au nième degré et représenté si faible. C'est quand même un mutant puissant, rationnel... dans le comics alors?? Je ne comprends pas. Peut-être que le scénariste ne l'aimait pas.