Septembre

Septembre, le mois qui vit ma vie basculer. Non, bon ok, j'en fais peut-être un peu trop, mais il s'est passé un tas de choses : nouvel appart, nouvelle relation, nouvelle Coupe du Monde (de Rugby cette fois-ci). L'occasion pour moi de redécouvrir un des groupe mythique du power/heavy metal : Stratovarius (qui était au Wacken Open Air d'ailleurs) et un album en particulier : Visions, sorti en 1997, mais toujours aussi bon.

Stratovarius et moi c'est une grande histoire, puisque c'est un quatres groupes avec qui j'ai découvert le power metal (au lycée, un ami m'a gravé légalement acheté et offert 4 albums : Glory to the Brave de HammerFall, Theater of Salvation de Edguy, Silence de Sonata Arctica et Infinite de Stratovarius). Ce groupe finlandais, formé en 1984 (c'est à dire presque aussi vieux que moi), a 12 albums studios à son actif, tous meilleurs les uns que les autres. Il est considéré comme une des principales influences du power metal moderne, rien que ça.

Visions est probablement le meilleur album de Stratovarius, avec des chansons devenues des grands classiques telles que The Kiss Of Judas, bien sûr Black Diamond (quel clavier monstrueux) ou encore la balade Before The Winter. J'aime également beaucoup Legions et son refrain ravageur (Faster than light, higher than the sky, tonight we're together again ! We never give up, and never give in, stronger than steel we're legions of the twilight !), The Abyss of Your Eyes et son intro joussive, et surtout Paradise et ses lyrics prophétiques (pour un album qui s'appelle Visions ça tombe bien) sur la pollution de la planète par l'Homme (Mother nature's crying out in pain I know we're the ones to blame). Bon bref, en gros j'aime tous les morceaux, cet album est un must alors téléchargez-le achetez-le légalement tout de suite !

Le clip de Black Diamond

Le clip de The Kiss of Judas

Octobre

En octobre, les vikings finlandais de Turisas débarquent dans ma vie, et ça fait très mal !

Turisas, c'est du folk metal, épique et guerrier à souhait, très influencé par la mythologie et les légendes vikings (Turisas est le nom d'un ancien dieu finlandais de la guerre). Le premier album, le bien nommé Battle Metal, sorti en 2004, est d'une qualité époustouflante. Tous les morceaux sont monstrueux : de l'intro grandiose Victoriae & Triumphi Dominus, au dernier titre calme et reposant Katuman Kaiku, en passant par le très épique As Torches Rise, l'hymne Battle Metal ou encore l'excellent One More (One more for our brothers who fought beside us !) il est impossible de ne pas avoir au moins une fois l'envie de se lever, de chanter et de bouger !

Un clip de fan de Battle Metal avec des images du film Braveheart. Simplement énorme !

Mais l'album qui m'a vraiment laissé sans voix (ou plutôt si, justement) c'est The Varangian Way, leur deuxième album, sorti mi juillet dans nos contrées. Cet album-concept narre l'histoire (fictive, mais "fortement inspirée d'évenements et de personnes réelles" d'après le groupe) d'un peuple viking, les Varangians, qui, entre le IXe et le XIIe siècle, voyagaient à travers l'europe de l'est le long d'une route commerciale importante de Kiev à Constantinople. Chaque morceau raconte l'histoire de ce voyage, de cette quête de richesses et d'identité (Who is I without a past ? A river without a source.). A chaque étape, l'ambiance musicale change, de la joie du départ sur To Holmgard and Beyond et son refrain entêtant, et A Portage to the Unknown et sa mélodie caractéristique, au très oriental In The Court Of Jarisleif, jusqu'à l'arrivée en grandes pompes à Constantinople avec le magnifique Miklagard Overture. Cet album n'a qu'un seul défaut : il est trop court ! Encore, j'en veux encore !

Enfin, Turisas s'est fait remarqué pour sa reprise particulièrement réussie de Rasputin, un morceau de Boney M. Hé oui, un morceau de disco à la sauce folk metal, c'est tout simplement génial. D'ailleurs il est rentré rapidement dans mes Top Tracks Overall sur mon profil Last.fm. Ra-Ra-Rasputin, Russia's greatest love machine !

Le clip de Rasputin

Et pour couronner ce mois, j'ai appris avec un bonheur non dissimulé que Turisas allait faire la première partie du concert de Iced Earth le 31 octobre à l'Elysée Montmartre, pour lequel j'avais évidemment déjà ma place ! Alors qu'habituellement on zappe les premières parties, cette fois pour être sûr de ne pas les rater et d'être bien placé, nous sommes arrivés 45 minutes en avance (il faut ce qu'il faut), et je ne le regrette pas ! Turisas sur scène, c'est à couper le souffle : tous les membres du groupe sont habillés comme des guerriers vikings et jouent le jeu à fond, le chanteur donne de sa personne (il s'est cassé la figure sur scène en glissant sur une flaque de bière renversée quelque instant plus tôt :) et l'accordéoniste est très très mignonne, ce qui ne gache rien ;) Finalement, la prestation de Iced Earth ayant été plutôt moyenne, ce concert d'halloween est rapidement devenu entre nous "le concert de Turisas" !

Novembre

Novembre, sa météo pourrie et ses grèves à répétitions... Pour accompagner mes trajets forcés à vélo (métro-boulot-dodo devenant du coup vélo-boulot-dodo) dans le froid et parfois sous la pluie, j'ai redécouvert l'album Painkiller de la légende du heavy metal Judas Priest

Pour faire court, cet album et surtout le morceau éponyme Painkiller est une tuerie. Bon de toutes façons, vous l'aurez compris, je n'écoute que de la musique géniale et je suis également très objectif. Sans rire, sorti en 1990, cet album remarquable de la discographie prolifique de Judas Priest marquera la décénie à venir et est considéré par certains comme la première pierre de l'immense édifice "power metal", rien que ça ! De toutes façons il suffit d'écouter les premières notes de Painkiller pour prendre en pleine face toute la puissance et la majestuosité de cet album. Simplement hallucinant.

Le clip de Painkiller, à écouter avec le son à fond évidemment

En tout cas, toute l'énergie de cet album m'aura bien aidé à traversé ce mois de novembre particulièrement éprouvant (et aussi à traverser le bois de Boulogne la nuit, ce qui est une expérience... particulière).

Décembre

Dernier mois de l'année ! Normalement le meilleur, puisqu'il regroupe Noël, le Nouvel An et surtout l'anniversaire d'un grand Homme : moi. Je dis "normalement" parceque bon, cette année, c'était pas vraiment ça. Sans rentrer dans les détails (privés) de ma vie (privée), disons juste qu'une trahison particulièrement douloureuse m'a gaché une bonne partie du mois de décembre (la personne concernée se reconnaitra). Alors quoi de mieux pour surmonter un petit moment de déprime que les rois du happy metal, le groupe allemand Helloween ?

Helloween, c'est une histoire longue et mouvementée : après 3 très bons albums dans les années 80 (Walls of Jericho en 1986, Keeper of the Seven Keys Part I en 1987 et Keeper of the Seven Keys Part II en 1988) le guitariste Kai Hanson se barre et là, c'est le drame. Le groupe sort 2 albums catastrophiques (serieusement, je pèse mes mots) Pink Bubbles Go Ape en 1991 et Chameleon en 1993. Le public les lache (franchement vu la qualité des albums c'est pas étonnant), le groupe se désintègre progressiment, le chanteur et le batteur sont virés, bref ça sent le sapin.

Mais en 1994 le groupe revient avec un nouveau chanteur, Andi Deris, qui apporte sa touche personnelle à certaines chansons en écrivant des paroles amusantes. Résultat : un double album Master of the Rings et quelques morceaux bien sympathiques comme Perfect Gentleman qui me correspond parfaitement (I'm charismatic at full bloom, I'm the genuine man, Yes I am, I am a perfect gentleman ;-) ou The Game is One et son son caractéristique des consoles de ma jeunesse.

Le clip complètement dejanté de Perfect Gentleman

Ensuite les albums se succèdent, plus ou moins bons, mais heureusement loin des 2 bouses sus-citées et toujours avec quelques morceaux funs : The Time of The Oath en 1996, Better Than Raw en 1998, Metal Jukebox en 1999 (un album de reprises), The Dark Ride (et l'excellent morceau Mr. Torture : "If you´re feeling alone, then just pick up your phone, dial 18 double 0 Mr. Torture, Mr. Torture sells pain" !) et Rabbit Don't Come Easy en 2003 (album qui marque un nouveau changement de line up, avec notamment l'arrivée de Sascha Gerstner à la gratte, un ex de Freedom Call).

En 2005 le groupe des citrouilles magiques sort Keeper of the Seven Keys - The Legacy, un double album qui veut renouer avec les premiers Keeper of the Seven Keys. Ont-ils réussit à reconquérir les fans de la première heure ? Aucune idée, moi de toutes façons je n'ai pas connu leur période sombre ;-) En tous cas l'album est très bon, notamment The King For A 1000 Years, Occasion Avenue et le très drole Mrs. God (Mrs. God can't you see, all that shit you've done to me ?). Je garde un très bon souvenir de leur concert du 11 décembre 2005 à l'Elysée Montmartre. Hé oui, 2 ans déjà...

Le clip toujours déjanté de Mrs. God

Cette année, Helloween revient en force avec Gambling with the Devil. Sorti en octobre (et pour une fois je suis presque pas en retard ;) cet album est vraiment très très bon, bien qu'il sonne un peu plus "sombre" que les précédents. J'ai vraiment hate d'entendre certains morceaux en live, comme les très agressifs Kill It et Paint a New World ou encore Final Fortune. Oui parceque, pour bien démarrer l'année 2008, rien de tel qu'un concert avec Helloween en tête d'affiche et Gamma Ray en "very special guest" n'est-ce pas ? Ça tombe bien, j'ai ma place pour un tel concert, le 6 janvier à l'Elysée Montmartre ! Yaha !

Le clip plus serieux de As Long as I Fall, tiré du dernier album

That's all folks

Et voila la conclusion de cette année 2007. Moralité de cette histoire : vivez la vie en musique !